• L'inversion de la courbe du chomage, c'est pas maintenant

    Il avait promis d'inverser la courbe du chômage "d'ici un an". C'était le 9 septembre 2012. Depuis, François Hollande a discrètement repoussé sa promesse à "la fin de l'année". Mais le pari n'en est pas moins perdu. En décembre 2012, la France comptait 3 132 900 chômeurs de catégorie A (sans aucune activité) selon Pôle emploi. Un an plus tard, en décembre, elle en comptait 3 300 200, soit une hausse de 5,7 % en 2013 (+ 177 000 chômeurs).

    Après l'augmentation de novembre, le mois de décembre a d'ailleurs encore enregistré une progression du nombre de chômeurs de 0,3 % (+ 10 200). Le coup est d'autant plus rude pour le gouvernement que le nombre de chômeurs de catégorie B est en hausse de 0,8 % (+4,8 % sur un an) et le nombre de ceux de catégorie C (ceux qui ont eu une activité réduite dans le mois) augmente également de 0,7 % (+8,1 % sur un an) !

    Au total, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s'établit à 4 898 100 en France métropolitaine fin décembre 2013, soit une hausse de 0,5 % (+22 000) au mois de décembre. Sur un an, il augmente de 6,0 %. Au total, le nombre de chômeurs monte même à 5 194 100 lorsqu'on inclut les départements d'outre-mer.

     

    Avant même l'annonce de ce mauvais résultat mensuel, l'exécutif ne se hasardait déjà plus à vanter une "inversion" de la courbe. Le chef de l'État comme son ministre du Travail, Michel Sapin, parlent désormais d'une simple une "stabilisation" du nombre de chômeurs en mettant en avant une forte décélération de la hausse en cours d'année, en décomposant la courbe par trimestre :

     

    La boîte à outils de la politique de l'emploi n'aura donc pas suffi à faire mieux que bloquer le nombre de chômeurs à un niveau élevé en fin d'année. En 2013, le traitement social du chômage a pourtant tourné à plein avec la signature de près de 100 000 emplois d'avenir pour les jeunes les moins qualifiés, auxquels il faut ajouter les contrats aidés classiques (contrats uniques d'insertion) et les contrats de génération, qui peinent d'ailleurs à décoller. Il n'y a guère que chez les jeunes que la tendance est inversée.

    "Je pourrais prétendre que jamais des réformes n'ont été menées en si peu de mois (...), mais je préfère regarder la réalité en face : la croissance reste faible. Trop faible pour créer durablement des emplois", a reconnu François Hollande, lors de ses voeux "aux acteurs économiques et de l'emploi" après avoir détaillé ses réformes. Le président a en fait constamment surestimé la croissance. Pendant sa campagne, le candidat espérait encore une progression de l'activité économique de 1,7 %, avant de réviser ce chiffre à 0,8 % pour la préparation du budget puis à 0,2 %, dès février 2013.

     

    http://www.lepoint.fr/economie/courbe-du-chomage-l-echec-de-francois-hollande-27-01-2014-1784931_28.php

     

     

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