• Le genre, c'est plus maintenant

    Chaque semaine en France, trois femmes sont tuées par celui avec qui elles vivaient ou avaient vécu, et l'on estime de manière générale que chaque année plus de 200 000 femmes sont victimes de violences conjugales, soit environ une femme sur dix. Dans les Landes, cela représente plus d'un millier d'appels aux forces de l'ordre chaque année, 612 cas arrivés jusqu'à la justice et une centaine de femmes et enfants mis à l'abri et hébergés en urgence. Or cela ne reflète que la partie visible, sans doute infime au regard de ce qui se passe réellement dans le secret des foyers en termes de violences physiques, mais aussi psychologique.

    C'est en réaction à ce constat tragique que la ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, était invitée hier matin à visiter le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), à Mont-de-Marsan. Objectifs : présenter les atours du quatrième volet du plan interministériel dédié à cette question et inscrit dans le projet de loi sur légalité entre les hommes et les femmes ; s'imprégner des différentes initiatives menées localement ; et signer une convention départementale qui vise à renforcer les actions landaises, dans le sens fixé par les directives nationales.

    Protéger les droits et la dignité

    Alors que le Conseil général s'est impliqué très tôt dans cette lutte, notamment en créant le CIDFF il y a trente ans, Najat Vallaud-Belkacem a vanté l'investissement d'« un département où les citoyens ont généralement su transformer l'indignation individuelle en un combat collectif ». Profitant d'un très large auditoire réuni à l'Hôtel du département autour notamment du ministre Alain Vidalies et du préfet, Claud Morel, la ministre a bien sûr incité les Landais à poursuivre ce « combat humaniste pour protéger ceux qui sont les plus vulnérables, pour les protéger dans leur accès au droit et dans la dignité ». « On en parle de plus en plus, c'est une bonne chose, mais on en parle encore beaucoup plus dans les pages Faits Divers que dans les pages Politique et Société. C'est là l'erreur, car c'est un fait de société qui nous concerne tous. »

    « Ces violences, il faut les voir, il faut les connaître, les comprendre, mais il faut aussi les dénoncer, c'est la que se situe le plus gros enjeu. Il faut briser le silence en relevant notre niveau d'intolérance. Non, les gestes déplacés, les insultes sexistes dans la rue, les violences conjugales dans le voisinage, non, tout cela n'est pas normal, ce n'est pas parce que c'est banal que c'est normal. À nous, les témoins, les voisins de les dénoncer », insistait-elle en faisant bien le distinguo entre délation et signalement.

    Une bataille pour tous

    Au cours de cette longue et instructive visite où chacun des maillons de ce combat a pu exposer à la ministre les forces et faiblesses des politiques et textes juridiques en vigueur, la ministre est évidemment revenue dans le détail sur « les politiques transversales déjà engagées par le gouvernement qui exigent la mobilisation à la fois des forces de l'ordre, des travailleurs sociaux, des professionnels du droit et des praticiens de santé ». Elle a longuement évoqué la question du repérage des violences, via une meilleure information générale, le numéro d'urgence 3919, mais aussi à travers une formation spécifique pour les médecins, juristes, forces de l'ordre et travailleurs sociaux.

    Face aux limites des mains courantes et à la difficulté souvent évoquée de déposer une plainte, elle a souligné « l'importance de l'ordonnance de protection, un dispositif introduit en 2010 qui permet notamment de prendre rapidement des mesures d'éloignement du conjoint violent, mais qui n'est pas assez utilisé ». Mais aussi l'importance capitale de l'accompagnement des auteurs et des victimes, sans oublier les enfants.

    Dans cette période financière contrainte, Najat Vallaud Belkacem se félicitait enfin de pouvoir représenter le 4e volet d'un plan interministériel pour lequel « les moyens ont été doublés, avec une enveloppe totale de 66 millions d'euros ».

    Devoir moral et politique

    Le président du Conseil général, Henri Emmanuelli, ravi de pouvoir signer la convention landaise avec la ministre des Droits des femmes, a lui aussi jugé « essentiel de faire pénétrer dans les consciences que l'utilisation de la violence par les forts sur les faibles et quelque chose de détestable, je dirais même de minable ». « Il faut faire ce travail sur le plan moral mais aussi sur le plan politique. D'ailleurs il serait bien que toutes les têtes de liste pour futures élections prennent l'engagement de s'inscrire dans cette bataille. Ça peut faire perdre quelques voix, mais ces voix-là, je ne les leur conseille pas », ajoutait l'ancien ministre.

    À noter pour finir que douze adultes - neuf de Mont-de-Marsan et trois de Dax - s'étaient unis quelques minutes devant le Conseil général avec drapeaux et tambours aux couleurs des Associations familiales catholiques et de la Manif pour tous. Il y avait huit enfants en bas âge, dont deux en poussettes…

    http://www.sudouest.fr/2014/02/16/il-faut-relever-notre-niveau-d-indignation-1463576-3452.php

    Je ne comprends pas du tout cette ministre (?) et ce gouvernement. D'un coté ils instaurent la théorie du genre dès la maternelle afin de lutter (soi-disant) contre les inégalités hommes/femmes, et de l'autre cette même ministre hurle que les femmes sont mal traitées. S'il y a égalité il n'y a aucune raison de faire la différence entre des violences entre deux hommes, deux femmes ou un homme et une femme ! Sinon il n'y a plus d'égalité mais une discrimination en fonction du sexe ...

    faudra qu'on m'explique si une femme est l'égale de l'homme pour les corvées ménagères ou si elle est différente dans la vie de tous les jours ?

     

     

     

    « La contestation, ça continueL'immigration de masse, c'est maintenant »

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