• Les programmes politiques Allemand

    Angella merkelLes programmes des principaux partis engagés dans les élections fédérales allemandes de dimanche.

    POLITIQUE FISCALE

    * L'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière Angela Merkel et sa branche bavaroise, la CSU, excluent toute augmentation de la fiscalité et promettent de freiner l'évasion fiscale.

    * Les sociaux-démocrates du SPD, principale formation de l'opposition, prônent un relèvement de 42 à 49% du taux d'imposition pour la tranche de revenus supérieure à 100.000 euros par an. Le taux d'imposition sur les plus-values serait porté de 25 à 32%. Le SPD milite aussi pour un impôt sur la fortune à un "niveau approprié" dont l'assiette n'engloberait pas les PME.

    * Alliés de Merkel, les libéraux du FDP s'opposent eux aussi à toute augmentation de la fiscalité s'appliquant aux ménages et aux entreprises. Ils veulent en outre inscrire dans la Loi fondamentale une disposition fixant à 50% le taux d'imposition maximal de tous les revenus et supprimer l'"impôt-solidarité" créé en 1991 pour financer la réunification allemande.

    * Les écologistes du parti des Grünen (Verts) proposent de relever de 8.130 à 8.700 euros le plafond des revenus annuels non imposables. Le taux d'imposition de la tranche de revenus supérieure à 80.000 euros serait porté à 49%. Un impôt sur la fortune serait créé taxant à 1,5% les patrimoines supérieurs à un million d'euros et servant à financer la réduction de la dette publique.

    * Le parti de gauche Die Linke défend une taxation à 5% des patrimoines supérieurs à un million d'euros, ainsi qu'une augmentation des droits de succession, de l'impôt sur les sociétés et de l'imposition de la tranche supérieure de revenus, qui serait portée à 53%. Die Linke veut aussi taxer à 75% les revenus supérieurs à un million d'euros.

    POLITIQUE ÉCONOMIQUE

    * La CDU-CSU s'oppose à l'introduction d'un salaire minimum obligatoire mais veut que les partenaires sociaux négocient des accords de branche fixant des niveaux minimum de rémunération par secteurs d'activité. La droite allemande s'engage à parvenir dans un délai de quatre ans à un budget à l'équilibre hors service de la dette et à réduire la dette publique.

    * Le SPD défend l'idée d'un salaire horaire minimum à 8,50 euros au niveau national et veut élargir le nombre d'emplois couverts par des accords négociés par le patronat et les syndicats.

    * Le FDP refuse l'idée d'un salaire minimum unique qui s'appliquerait à tous mais défend des seuils-planchers par secteur et par région. Il prône un retour aussi vite que possible à l'équilibre budgétaire.

    * Les Verts défendent un salaire minimum national à un taux horaire d'au moins 8,50 euros et, comme le SPD, une augmentation du nombre d'emplois couverts par des accords salariaux négociés par les partenaires sociaux.

    * Die Linke promet un salaire minimum de 10 euros de l'heure avec un revenu minimum garanti de 1.050 euros par mois. Le parti de gauche veut limiter le recours aux contrats de travail temporaires et ramener l'âge légal de départ à la retraite de 67 à 65 ans.

    ZONE EURO, SECTEUR FINANCIER

    * La CDU-CSU réclame un renforcement de la discipline budgétaire dans la zone euro et des réformes structurelles visant à améliorer la compétitivité des pays de l'Union européenne. Le parti de Merkel est favorable à une union bancaire européenne mais juge qu'une autorité bancaire centralisée nécessite un changement des traités européens. Il est partisan d'une taxe sur les transactions financières mais hostile à une mutualisation de la dette.

    * Le SPD demande une augmentation du ratio de fonds propres des banques, une séparation claire entre les activités de banque de détail et de banque d'investissement et une interdiction de la spéculation sur les matières premières. Il souhaite la création d'une autorité bancaire européenne et la levée du tabou sur la mutualisation de la dette.

    * Le FDP s'oppose à toute mutualisation de la dette par la création d'euro-obligations. Il tient à garantir que les dépôts bancaires des Allemands ne seront pas menacés en cas de renflouement des banques européennes.

    * Les Verts militent pour une union bancaire européenne forte et un fonds de restructuration financé par les banques. Ils n'écartent pas l'idée d'euro-obligations et souhaitent parallèlement qu'un plus grand souci soit apporté aux conséquences sociales des plans de sauvetage des économies des pays sous assistance financière.

    * Die Linke juge que les banques doivent contribuer aux plans de secours engagés dans la zone euro. Le parti propose une taxe exceptionnelle à l'échelle européenne sur les patrimoines supérieurs à un million d'euros pour réduire les dettes publiques. Il réclame une meilleure régulation du secteur bancaire et la nationalisation de certains établissements.

    POLITIQUE ÉTRANGÈRE

    * La CDU-CSU veut construire un partenariat stratégique avec la Turquie, dont elle estime qu'elle n'a pas sa place dans l'Union européenne. Elle entend développer aussi de bonnes relations avec la Russie tant que Moscou respectera les critères démocratiques et juge que l'Allemagne a une responsabilité particulière à l'égard d'Israël.

    * Le SPD estime que l'Union européenne doit laisser sa porte ouverte à de nouveaux membres, dont la Turquie. Il souhaite que l'Allemagne joue un rôle plus actif dans le système international de maintien de la paix et de la sécurité.

    * Le FDP soutient les Etats candidats à l'adhésion à l'UE tant qu'ils mèneront les réformes nécessaires et que l'UE sera en mesure de les absorber.

    * Les Verts veulent une relance des négociations d'adhésion entre la Turquie et l'UE. Sur un autre plan, ils veulent réduire les exportations allemandes d'armes.

    * Die Linke milite pour le retrait de toutes les forces allemandes participant à des opérations à l'étranger et pour une réduction drastique des effectifs de la Bundeswehr. La formation de gauche veut une interdiction totale des exportations d'armes.

    ÉNERGIE ET CLIMAT

    * La CDU-CSU propose une modernisation du réseau électrique et le développement de nouvelles technologies de stockage. Elle entend poursuivre la politique de subventions ciblées pour les entreprises.

    * Le SPD veut réduire de trois milliards d'euros le coût assumé par les consommateurs du passage à des énergies renouvelables via une modification de la fiscalité sur l'électricité et une refonte de la loi sur les énergies renouvelables. Il veut fixer à hauteur de 40-45% la part du renouvelable dans le "bouquet énergétique" allemand d'ici 2020.

    * Le FDP veut réduire la fiscalité sur les sources d'énergie, maintenir les subventions aux industries grandes consommatrices d'énergie mais réformer le marché de l'énergie pour qu'il soit davantage régi par les règles de l'économie de marché.

    * Les Verts militent pour que la totalité de l'électricité allemande soit issue des énergies renouvelables d'ici 2030. Ils veulent aussi supprimer les subventions pour les industries fortement consommatrices d'énergie.

     

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00550821-les-programmes-electoraux-des-principaux-partis-allemands-607499.php

     
    « L'appauvrisement du pays depuis 1981Sauver la Corrèze, c'est maintenant »

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